Ain, l'Herbe Dorée.

Ici, en France, vous le connaissez sous le nom d'Herbe Dorée, mais au Brésil, nous l'appelons "l'or du cerrado”!

Et oui, il est aussi important pour nous que l'or, et je vais vous expliquer pourquoi, venez avec moi !

Commençons par l'essentiel : Qui crée ?

 

La tradition a débuté au XXe siècle sur les rives du fleuve Araguaia, lors du pèlerinage du peuple de l’ethnie Xerente, et comme la rivière coule, les enseignements de la technique de couture du capim ont été transmis aux personnes qui vivaient là, les quilombolas, une colonie de personnes noires libres de l'esclavage.

De ce savoir-faire, dans ce merveilleux mélange interculturel, est né l'artisanat alors mondialement connu avec des fils de capim doré à la fibre fine des feuilles de buriti, exclusif à la région de Mateiros, Tocantis.

Des femmes entreprenantes

La présence féminine est frappante : à Mumbuca, en 2000, un groupe d'artisanes a ressenti le besoin de s'organiser formellement pour la gestion du capim dourado et pour stimuler la commercialisation de l'artisanat, l'Associação do Capim Dourado.  Aujourd'hui, elle constitue la principale source de revenus des communautés vivant dans le parc d'État de Jalapão.

Photo : Tom Alves, site de l'ONG Artesol.

Photo : Tom Alves, site de l'ONG Artesol.

D'où provient l'artisanat ?

La communauté de Mumbuca Quilombola a été fondée par des Noirs, des esclaves libérés et des descendants directs d'esclaves qui ont migré de l'arrière-pays bahianais et se sont installés dans la région sur les rives du fleuve Tocantins, adoptant le cerrado comme leur grande mère.

La présence indigène dans la culture locale s'exprime dans le nom même du village, "Mumbuca", qui signifie en langue indigène "abeille bleue", une espèce commune dans la région.

Photo: journal OrlanoticiasPhoto: journal Orlanoticias

Les fines tiges dorées qui peignent d'or le paysage du Jalapão, malgré son nom, capim-dourado, ne sont pas de l'herbe, mais une plante à feuilles persistantes, une plante très résistante qui, même après avoir été récoltée, reste longtemps florissante.Et comme je l'ai dit, c'est une plante du cerrado, étant le capim dourado, spécifiquement, originaire de la région de Jalapão.

Le Jalapão est une unité de conservation de l'environnement qui compte plus de 34 000 kilomètres de zone déserte et concerne les municipalités de Lagoa do Tocantins, Lizarda, Mateiros, Novo Acordo, Ponte Alta do Tocantins, Santa Tereza do Tocantins et São Félix do Tocantins.

C'est l'un des rares endroits à posséder une zone considérable de cerrado préservé.

La récolte se fait une fois par an, au début du printemps, en même temps que les semailles, période à laquelle se déroule la fête de la récolte dans le village. Le respect de la période de récolte étant crucial pour la survie de la plante, une loi a été créée pour réglementer sa collecte.

Une autre façon d'assurer la durabilité environnementale, sociale et économique du lieu a été d'interdire le départ du capim dourado "in natura" de la région, n'étant autorisée que la circulation des pièces produites par la communauté.

Il est intéressant de constater que nous n'imaginons jamais qu'un produit aussi simple puisse contenir autant d'histoire.

 C'est avec une grande fierté que Déco Brésil vous présente ce produit : riche en histoire, riche en culture, un produit fabriqué par

“les mains qui créent l'histoire”..

 

Écrit par: Déco Brésil

Source d'information : ONG brésilienne Arte Sol, artisanat solidaire, Povoado de Mumbuca.

Images : journal Orlanoticias, ONG Arte Sol